dimanche 11 avril 2010

Critique d'un roman québécois par Leonardo

Gil Courtemanche a écrit Un Dimanche à la piscine à Kigali. Ce roman nous raconte les histoires de quelques Rwandais en 1994.

À cette époque-là, le Rwanda a connu le soulèvement de l'ethnie hutu contre les tutsis. Un groupe paramilitaire, les interhamwes, a perpétré les assassinats d'à peu près un million de personnes. Les membres de ce groupe, qui était soutenu par le gouvernement, n'avaient pas d'expérience de combat. En effet, la tuerie aurait pu être évitée par les puissances militaires de l'Occident. La France et la Belgique ont envoyé des forces pour garantir la sortie de ses expatriés, mais ces pays n'ont pas pris parti. De la même façon, l'ONU n'a rien fait (Roméo Dallaire, le commandant des casques-bleus, n'avait ni l'autorisation, ni les ressources pour s'opposer aux tueurs ; il a aussi écrit un livre sur ses mésaventures).

Le personnage central s'appelle Bernard Valcourt. C'est un journaliste québécois qui réside à Kigali et qui a quelques amis. Plusieurs chapîtres du livre sont centrés sur eux. D'autres racontent des événements, comme le mariage de Valcourt, ou son retour à Kigali après le génocide.

Les destins des amis de Valcourt sont souvent tragiques. Ils sont des victimes du nettoyage éthnique ou du sida. Mèthode, séropositif, meurt à l'hotel des Mille-Collines, où Valcourt habite. Cyprien, hutu, est tué avec sa femme devant une barrière interhamwe. Valcourt adopte sa fille. Gentille, qui devient épouse de Valcourt, est arrêtée lors de leur fuite de Kigali. Elle, défigurée, survit au massacre pour succomber, après quelques mois, à la pneumonie.

L'auteur met un fort accent sur la négligence et la mauvaise foi des étrangers qui y habitaient. Le texte est aussi plein de descriptions d'actes de violence et de la situation de misère du pays.

Mis à part les paragraphes qui décrivent les beaux paysages africains et les bons moments que Valcourt et ses amis partagent, le roman est un récit des horreurs que les hommes peuvent faire à eux mêmes. Il est comme les monuments à l'Holocauste. Il est là pour nous y faire penser.

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