Quand on m´a demandé à lire un roman québécois, j´ai été enthousiasmé. Sur place, à la Grande Bibliothèque, j´étais obnubilé par un livre de Maud Thomas, qui essaie d´attirer avec un design très suggestif sur la couverture, et un titre qui par lui-même, peut ou bien raconter une histoire ou bien ne signifier rien de tout : Sexstory. D´abord, je vous confesse qu´un des sujets qui est toujours un mystère pour moi depuis mon arrivée au Québec comme nouvel immigrant, est la façon dont l´homme s´approche de la femme avec une intention sexuelle. C´est- à –dire, la courtise. Alors, j´ai pris cette nouvelle avec l´espoir de connaître plus ma nouvelle culture à travers des expériences d´une jeune femme à propos de son développement hormonal et sexuel.
Pour mieux me comprendre, il faut savoir que je suis quelqu´un qui vient de l´Amérique Latine, et qui occupe la plupart de son temps à regarder les comportements de l´être humain et ses relations avec l´environnement et avec les autres. En effet, selon mon point de vue, je peux vous dire que le phénomène de drague là bas est tristement un acte déjà mécanisé par la société, et surtout par le mâle, qui joue un rôle important. On est même connu comme les « latin-lovers » : une espèce de menteurs qui vont créer un monde fictif à la mesure des rêves de la victime, la femme.
Dans un milieu « machiste » comme l'endroit où je suis né, on apprend que c´est l´homme qui décide qui sera sa femme. Il va être responsable de l´attirer vers lui. Son arme : ses charmes. La vérité : une absurde capacité de découvrir les besoins (désirs, trous affectifs, manques, rêves) de la pauvre naïve, et curieusement, lui, le « prince charmant », va s´offrir pour les en couvrir. Les femmes vont être aveuglées par un bouquet des mensonges et même vont remercier Dieu pour leur avoir envoyé un tel paquet. –Oui, je suis un mec. Oui, je suis conscient de tout ce que je vous dis. Oui, on pourrait dire que je suis un peu féministe. Mais ca, c´est une histoire de divorce, de mensonge, ayant grandi parmi trois femmes, etc., que je ne vais pas raconter.- Pour résumer, on peut dire que l´homme va s´appuyer sur les insécurités de la femme comme stratège de rapprochement, et un besoin de dépendance crée par le prédateur. Même si la femelle résiste, il n´arrêtera pas jusqu´à qu´elle cède. Méthode : l’habitude. À la fin, après quelques années à être ensemble, sûrement la femme va se demander qu´est-ce qu´elle fait avec lui, car elle s´est rendue compte que celui avec qui elle s´est mariée n´est plus là. Et toutes les promesses, les jolis mots, et les images de prince charmant étaient des mensonges pour la captiver.
Dans une semaine entière de formation sur la culture québécoise, j´ai appris que les rôles des individus dans cette province est totalement différent de ceux auxquels j´étais habitué. On est dans une société féministe et individualiste. L´égalité des genres est établi. En fait, j´avais perçu le nouveau phénomène (pour moi), et une question n´a pas cessé de tourner dans ma tête : Comment font les mecs, pour draguer (courtiser, fleureter, flirter, CRUISER) les filles ? Les rôles de genres sont dans une égalité des conditions, alors qui est le responsable de s´approcher et proposer le début d´une relation affective (ou bien sexuelle) ? Où, quand, quoi dire, etc., ce sont des énigmes qui restent encore dans ma tête.
Quant à la nouvelle de Mme. Thomas, une femme dans la mi-trentaine qui a quitté son travail comme esthéticienne pour se consacrer à l´écriture selon-elle « érotique », je peux vous assurer avec regret que le livre n´a rien à voir avec ce que j´avais imaginé. Apparemment, c´était une invitation au monde de la sensualité à travers les expériences d´une femme, mais au contraire, j´ai trouvé une simple narration pornographique. Des histoires quotidiennes d’une fille qui baise presque chaque jour avec de nouveaux individus. La description de chaque scène et acte est précisée avec détails. La seule chose qui change va être l´espace (un garage, un camp d´été, chez un inconnu, chez le gynécologue, chez le beau-frère, chez ses parents, une chambre de joueurs, chez sa tante, une construction, etc.) et le partenaire (un mécanicien, un scout, un inconnu, le docteur, l´homme de sa sœur, l´instructeur de ski, etc.). Je dois vous confesser, une fois j´ai été surpris, elle a varié : ménage à trois.
Questions suivantes : pourquoi est-ce que vous n´avez pas changé de livre? Pour le défi de finir ce que je commence. Est-ce que vous avez trouvé des réponses par rapport à vos questions sur la façon de socialiser les gens? je n´espère pas.
Comme mon « père » a dit un jour : Je vous laisse… Merci.
dimanche 11 avril 2010
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