dimanche 11 avril 2010

Critique d'un roman québécois par Caio

'Agaguk', le sixième livre de l'auteur Yves Thériault, a été publié en 1958 et traduit en 7 langues. Le livre est reconnu comme un grand succès de cet écrivain et a aussi gagné un prix au Québec. En 1992 un film basé sur le livre a été produit (avec le titre anglais: "Shadow of the Wolf").

Connaître les habitudes des Inuit et comment ils vivent c'était mon intérêt en lisant ce livre. Je voulais lire un essai ou un livre sur le peuple Amérindien ou les Irlandais: je trouve que les immigrants connaissent surtout l'histoire des anglais et sûrement des français, cependant ces deux grands groupes de gens ont une grande influence sur ce qu'est le Québec, ce n'est pas vraiment connu par les nouveaux arrivants.

La façon d'écrire de M. Thériault est très simple et intéressante, elle prend l'attention du lecteur. L'utilisation du passé simple m'a dérangé un peu car je ne connais pas bien cette structure verbale, pourtant je crois que c'est normal que tout écrivain francophone les utilise. Au commencement du livre l'auteur indique que les habitudes des Inuit décrits dans le livre étaient comme dans les années 40, et j'ai trouvé très intéressant de connaître un peu le respect qu'ils ont pour la nature et l'hiver. C'était une question de survie tout le temps, et spécialement pour Agaguk, réussir comme père et mari étant donné qu'il était loin de sa tribu, seul avec Iriook et Tayatout. La bataille personnelle contre le Loup Blanc et la chasse à phoque ont été vraiment agréable à lire. La partie où se déroule l'histoire de Henderson dans la tribu est intéressante aussi, mais j'étais un peu déçu avec la façon de se conduire des Inuit, la manière dont ils ont traité Henderson et Scott. Je comprends que pour eux, la loi du Blanc a été imposée, et qu'il y avait de l'injustice par exemple quand ils voulaient échanger les peaux pour d'autres choses... mais j'ai fini le livre un peu déçu avec les Inuit. Peut-être que ce comportement est le même qu'avaient les Indiens du Brésil à l'époque de la colonisation, ou des Aborigènes australiens quand les premiers Anglais sont arrivés en Océanie... cependant, j'attendais, je ne sais pas exactement pourquoi, un type de réponse différente des Amérindiens.

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